Irelle Kouakou

Enfant du monde, j’ai quitté ma famille et mon pays natal la Côte D’Ivoire à l’âge de 16 ans pour aller retrouver ma mère biologique au Canada. Montréal devint alors mon deuxième pays natal.
Ce fut une renaissance culturelle et personnelle pour moi que d’y vivre durant dix années. Cette ville m’a tout appris : l’ouverture d’esprit, l’entraide, le partage de compétences, l’apprentissage perpétuel et la multifonctionnalité (yes je suis une machine de guerre tout terrain… no choice ! ).
En août 2015, je rencontre mon breton  « badass » (Lug) qui a soif d’aventures et de projets. Avec son air de philosophe, il réussit à me transmettre ce goût un peu piquant d’aventure et d’indépendance.
C’est ainsi que le 21 juin 2016, avec mon permis vacances travail en poche, j’ai dit « Ciao » à Montréal et « Bonjour » à la balade en Bretagne, pour un court moment.

Je ne sais pas si c’est moi qui ai gagné un Breton ou si c’est la Bretagne qui m’a gagnée, mais en tout cas, l’année suivante, j’étais toujours en Bretagne en train de rêvasser sur un projet de création de vêtements éthiques et solidaires. De ce projet m’est venue l’idée de créer Le Reuz.
Car j’ai pu voir et entendre que d’autres entrepreneurs passionnés rencontraient les mêmes difficultés que moi, la nouvelle Vannetaise : le manque de réseau, le manque de visibilité et le manque de compétences.
Aujourd’hui, je suis vannetaise et depuis deux ans, mon « dream goal » (autrement dit mon objectif ultime) est d’apporter mon expérience culturelle, collective et colorée à ma nouvelle terre natale. Je vis ma troisième renaissance en Bretagne.